The manouche accordionist
Marcel Loeffler (for me THE revelation
of the album), masterfully improvises
a harmonious and rhythmic subtlety on
par with American specialists like Mat
Mathew, Pete Joly, and Art Van Dame(…)Gillian
Muller brings an extraordinary solo
to the group, overflowing with lyricism
in his rendition of “What is the
time called Love?”
(Source
Jazz Magasine n°334, Claude Ober)
Marcel Loeffler,
style and gentle touch
Childhood idols :
Django Reinhardt of course, but also
Gus Viseur, first jazz stylist on the
accordion, are some of his childhood
idols. Now adult, it is the accordionist
Marcel Azzola who has been his most
beautiful encounter. The alchemy was
completed not only musically, but humanly;
hardly a surprise coming from this smiling
virtuoso.
Marcel Loeffler is
one of those gypsies whose fine fingers
drip with nostalgia, luminous velocity
and a loving approach to words. He sees
the heart of each song. He lends me
his hands, I lend him my wings, and
the magical voyage is one of humour
and delirium.
(source
JMK)
Marcel Loeffler
Quartet
A concert recorded at the “New
Morning” in Paris, 2002 (Production:
Patrick Savey. 58 mins)
Why is it that the great jazz accordionists
are so little known? Marcel Loeffler
needs envy nothing of others in terms
of talent. And he shows it in just
one hour of concert – the finesse
of his touch, the elegance of his
phrasing, the originality of his imagination,
the irreproachable scenario of the
improvisations. The Alsatian has been
heralded by specialists for over 20
years and receives well deserved applause
at each of his transitions. And yet,
who can name a French accordionist
apart from Marcel Azzola and Richard
Galliano? A statement which seems
even more unjust after the rich and
dense rendition of the blind musician
from Haguenau. Many pieces, like “Dino”
or “Goût bulgare”
echo out the long trajectories afar
from Central Europe. The manouche
influence shines right through. The
wind instrument raises it high. Not
very surprising. The jazzman of the
gypsies himself, guitarist Django
Reinhardt, often called for the accordionist’s
presence in his band. The evening
reserved a moment of grace: a duo
between the lead musician and pianist,
also visually impaired. The audience,
enraptured, listens with bated breath
to this exchange – delicate,
intimate and strikingly rich in originality.
Then the whole quartet comes back
on stage: Jean-Yves Jung on the piano,
Olivier Strauch on the trap set, Gauthier
Laurent on the string bass.
It is the producer, Patrick Savey’s
hand, that the spectator sees without
a shadow of a doubt. His camera lingers
longer than usual on Marcel’s
fingers which slide along the fingerboard
with the rapidity and sensitivity
of a lizard to locate the buttons
Source
: Bruno Pfeiffer Télérama
n° 2894 - 29 June 2005
Après
l'excellent " sources manouches
" voilà le nouveau disque
de l'accordéoniste Marcel Loeffler
; Si la rythmique est la même
: Gauthier Laurent, contrebasse, Cédric
et Josélito Loeffler, guitares
d'accompagnement, Marcel a souhaité
inviter pas mal d'amis musiciens pour
être le plus éclectique
possible, car il aime les couleurs
différentes. Quatre guitaristes
solistes (et non des moindres) interviennent
selon les titres : Mandino Reinhardt,
compagnon de route de Marcel depuis
30 ans (le disque démarre par
une composition de Marcel N°13
tout à fait dans la veine de
Note Manouche), Dino Mehrstein, talentueux
guitariste dont on ne parle pas assez
reprend l'une de ses compositions
avec un excellent chorus très
école américaine, Yorgui
Loeffler, jeune cousin de Marcel se
fend sur Charleston d'un chorus virtuose
et ravageur dans le plus pur style
manouche, David Reinhardt, pour une
relecture très sensible d'une
histoire simple, magnifique composition
de son père, Babik. Le violoniste
Costel Nitescu est aussi de la fête
de même que la chanteuse de
jazz Cécile Verny qui officiait
au sein de Sweet Chorus il y a 20
ans ; elle intervient sur 3 titres
dont 2 à contre emploi, Sous
le ciel de Paris et surtout Dis quand
reviendras-tu ? de Barbara. Si Boulou
et Elios en avaient récemment
enregistré une remarquable
version instrumentale, la reprise
chantée était plutôt
risquée tant la version originale
semble indépassable. Cécile
y imprime sa marque de manière
convaincante, magistralement accompagnée
(le mot est faible !) par Marcel.
L'accordéoniste manouche aime
toutes les musiques ou presque ; il
passe sans problème de Groovin'
high de Parker (avec Costel et David)
à Rythm futur de Django, de
Solitude d'Ellington (l'occasion d'apprécier
l'élégance du phrasé
de Mandino) à Ma référence,
jolie valse de sa composition déjà
présente sur son précédent
album. Marcel signe 3 autres titres
: cf. le très funky-fusion
L'œuf-coque dans une version
de 12' enregistrée live à
Auxerre avec le bassiste Gilles Coquard
et le guitariste Enge Helmstetter,
Fugue tempérée, en trio
avec Costel et Gauthier, morceau d'inspiration
classique qui glisse progressivement
vers le jazz et l'improvisation ;
c'est le dernier titre du disque mais
attendez un peu avant d'éjecter
la galette car après un silence
de quelques secondes, Marcel remet
le couvert pour un long solo dont
il a le secret. Bien sûr on
pourrait lui reprocher un manque d'unité
tant il est difficile de conserver
une ligne directrice en explorant
des esthétiques aussi différentes,
mais Marcel joue terrible : phrasé
aérien, improvisations intarissables,
envolées classieuses, sensibilité
énorme…Il est partout
chez lui dans la musique ; tout est
brillant. A signaler un bonus DVD
de 30' où les témoignages
chaleureux de ses complices alternent
avec des extraits en studio ; car
il ne s'agit pas seulement de musique
mais aussi d'amitié. Ceux qui
ne connaissent pas Marcel apprécieront
sa simplicité, son humilité
et l'intelligence de ses propos. Indispensable
!
Francis Couvreux
Graphisme
El Guezouli Mustapha
Festival "Terre
des musiques tsiganes"
L'accordéoniste Marcel Loeffler
et ses nombreux invités ont
clôturé dimanche le festival
"Terre des musiques tsiganes",
au jardin des Deux-Rives à
Strasbourg.
Durant plus de trois heures, l'accordéon
de Marcel, les guitares de Yorgui,
Cédric et Josélito Loeffler
ainsi que le contrebassiste Gautier
Laurent y firent vibrer l'assistance
sur des thèmes de jazz manouche,
de tangos et de valses.
Les musiciens tournent, se relaient,
s'absentent, dans un jeu de chaises
musicales où seul demeure toujours
Marcel Loeffler, indétrônable,
partageant la scène avec ses
invités - Dino Mehrstein, Costel
Nitescu, Engé Helmstetter,
Gilles Coquard, Mandino Reinhardt
...
Les thèmes pulsés et
entraînant de "La Montagne
Sainte-Geneviève", de
"Nature" ou de l'incontournable
"Minor Swing" ont rendu
là hommage à Django
Reinhardt, dignement représenté
ensuite par son talentueux petit-fils
david. ...
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Source DNA, Vincent
Lavigne.
Jazz Magazine
juin 2007 : le disque d'émois
Si le jazz dit "Manouche"
est traditionnellement représenté
par des guitaristes (quoi de plus naturel
si l'on considère que c'est Django,
le plus grand d'entre eux, qui en fut
l'initiateur), n'oublions pas qu'il
existe aussi des "exceptions instrumentales"
auxquelles appartient, entre autres,
l'accordéoniste Marcel Loeffler.
Héritier de Gus Viseur et d'Art
Van Damme, ce quinquagénaire
à la carrière déjà
bien remplie avait invité, dans
son précédent et mémorable
opus ("Source Manouche", Le
Chant du Monde), quelques pointures,
dont Biréli Lagrène et
Marcel Azzola. Il reprend ici la formule
avec Cécile Verny, chanteuse
expressive au timbre de voix admirable
; Costel Nitescu, fantastique violoniste
au swing incandescent (Charleston)
; et les brillants guitaristes Mandino
Reinhardt, Dino Mehrstein, Yorguy Loeffler
(époustouflant sur Rythme
Futur), et David Reinhardt, dont
la personnalité s'affirme de
jour en jour. (cf. sa pénétrante
relecture du dizzygillespien Groovin'
High, et l'émouvant Une
Histoire Simple, écrit
par son père Babik). Deux titres
proviennent d'un Live au Théâtre
d'Auxerre (2006), et l'un d'eux, L'œuf
Coque, contient un formidable solo
du bassiste Gilles Coquard. Outre de
superbes dons de compositeur (N°13,
Fugues Tempérée qui
traduit son intérêt pour
la musique classique), Loeffler confirme
en permanence son statut d'improvisateur
inspiré et audacieux, doté
d'une maîtrise instrumentale hors
pair. ...
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Source
Jazz Magazine juin 2007, Claude Oberg
Voici venir un nouveau
CD de Marcel Loeffler. Après
le très bon "Source Manouche"
paru en 2005, il nous revient avec
un "Hommage" de grand cru.
Comme pour le précédent
CD, c’est encore pour lui l’occasion
de s’entourer d’amis et
musiciens de renom. Et l’ambiance
générale du CD s’en
ressent. Rencontres, partages, discussions
musicales sont les moteurs de cet
album. Ce qui étonne toujours
avec Marcel Loeffler, c’est
cette capacité à proposer
des univers différents tout
en gardant une homogénéité
tout au long de l’album. Les
guitares électriques ou acoustiques
de Mandino Reinhardt, Dino Mehrstein,
David Reinhardt ou Yorgui Loeffler
viennent colorer les treize morceaux
que constituent cette galette. Costel
Nitescu laisse virevolter son violon
sur quatre morceaux et notamment sur
la très belle version d’"Une
histoire simple" ou de "Charleston".
Mais la surprise de ce CD vient de
la voix chaleureuse de Cécile
Verny. Cette chanteuse Afro-française
née en Côte-d’Ivoire
a connu un grand succès en
allemagne avec son CD "European
Songbook" sorti en 2005. Elle
prend ici le chant sur "Time
After Time", sur une très
belle version chant/Accordéon
de "Dis quand reviendras-tu ?"
de Barbara et sur "Sous le ciel
de Paris". Mais le liant de toutes
ces fortes personnalités musicales
vient du swing chaleureux et affûté
de l’accordéon de Marcel
Loeffler. C’est le trait d’union
entre chacun des morceaux.
A noter le solo de basse électrique
de Gilles Coquard sur "L’oeuf
coque", un petit bijoux.